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Les Vins Raymond Fabre...  raconté par lui-même.

Portrait Raymond Fabre

Tout commence en famille.

"Ma famille est issue du village de Domazan, dans le Gard.  Mon grand-père Gabriel Fabre s'y était installé vers 1910. Il travaillait à ses débuts sur de petites parcelles communales. En 1914, il a été appelé pour rejoindre les rangs. Lorsqu’il est revenu, il a diversifié sa production avec notamment des cerises, des abricots et des raisins de table. A l'époque, il élevait des vers à soie, il cultivait du fourrage pour les chevaux... C'était presque une culture vivrière dont il vendait le surplus. En 1937, il démarre une production de Côte-du-Rhône qui ne s’arrêtera plus depuis.

Jusque dans les années 60-70, on travaillait en polyculture, nous n’étions alors pas vraiment spécialisés dans la viticulture. Dans la première moitié des années 70, mon père, René Fabre, a commencé à développer les cerises, les abricots et un peu la vigne, mais le vin se vendait alors en vrac aux négoces. C’était une période faste pour l’industrie viticole, et la crise de la fin des années 70 en fut d’autant plus brutale. Pour y faire face, nous avons alors commencé à vendre au détail, à la cave. Cette époque était aussi marquée par les balbutiements du bio en France. Dans ce domaine mes parents étaient à l’avant-garde : mon père mettait un point d’honneur au respect de la terre et de la vigne. Cet engagement s’est concrétisé lorsqu’il a participé à l'élaboration du premier cahier des charges de Nature et Progrès, à la base du bio en France.

Portrait des Messieurs Fabre

 

 

 

 

 





J'ai commencé à travailler sur le domaine familial en 1979. Il me paraissait important de me concentrer sur une seule activité, à savoir la production de vin. J'ai donc arraché les cerisiers, les abricotiers et les raisins de table pour planter de manière uniforme des cépages comme la syrah, le grenache, le mourvèdre, assez demandés à l’époque. J'ai aussi développé une façon de travailler plus rationnelle, plus organisée. On a replanté des vignes sur les anciens vergers, le domaine s’est équipé de nouveau matériel pour la cave et nous avons commencé à utiliser une machine à vendanger. A la fin des années 90, j'ai rasé l'ancienne cave pour construire un bâtiment neuf, en adéquation avec ma volonté de développer l’entreprise familiale. Je continuais à replanter de la vigne tout en axant également sur le côté commercial par l’intermédiaire du négoce. Nous profitions alors d’un renouveau de l’image du bio, notamment avec le début de scandales sanitaires comme celui de la vache folle.

Dans les années 2003-2004, j'ai vendu ma société d'exploitation et je suis parti aux Etats-Unis avec mon épouse pour commencer une nouvelle vie. S’il y a bien une chose que j’ai découverte en traversant l’Atlantique, c’est que viticulteur était ma vocation. Quand je suis revenu en France, j'ai donc répondu à l’appel de ce métier que je connais tant et qui ne cesse pour autant de me passionner. Il m’a mené à Saint Roman...